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La Suède, miroir de la France dans 20 ans... Albert Camus, 1957
L'ancien ministre de l' éducation nationale de Lionel Jospin, Claude Allègre, estime, dans un entretien à Libération samedi 26 mai, que le Parti socialiste a fait de "l'incompétence le gage de la démocratie", ajoutant que "ce ne sont pas les socialistes qui sont nuls, c'est la direction du PS". Pour l'ancien ministre, "pour limiter la casse, il faut que le PS arrête avec l'opposition frontale pratiquée par François Hollande". Selon lui, cela conduit à la catastrophe".
Interrogé sur la stratégie adoptée par le premier secrétaire du PS, Claude Allègre affirme"là, je suis vraiment fâché contre lui. Il nous a pris pour des imbéciles. Il a accumulé les
combines, pensant qu'il finirait par être désigné candidat. Il croyait que Royal allait s'arrêter. Elle n'a pas le talent nécessaire, mais une niaque pas possible."
Il a préféré "s'entourer de magouilleurs incompétents", ajoute-t-il. Concernant l'avenir du Parti socialiste et de la gauche en France, le fidèle de Lionel Jospin pense que
"Ségolène Royal risque de prendre le leadership de la gauche". D'après lui, "la seule personne qui puisse lui résister aujourd'hui, c'est Bertrand Delanoë".
Claude Allègre a été contacté par Nicolas Sarkozy pour entrer dans le gouvernement de François Fillon. Il a refusé ce poste ministériel, dit-il dans l'entretien, car il a "des interrogations sérieuses sur divers projets" du nouveau président. "Je n'ai pas envie de laisser démolir le code du travail même si, c'est clair, il faut le modifier largement. L'instauration de peines incompressibles me pose aussi problème, même si je comprends qu'on soit choqué par le laxisme de certains juges." Interrogé pour savoir s'il restera au PS, l'ancien ministre indique qu'il paie ses cotisations et il attend pour voir ce qui se passera.
LEMONDE.FR avec AFP | 26.05.07 | 11h15 • Mis à jour le 26.05.07 | 11h15
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