Réseau Gonordisk
Etude des systèmes sociaux, économiques, culturels,
technologiques, industriels des pays nordiques
La Suède, miroir de la France dans 20 ans... Albert Camus, 1957
Le dictionnaire, c’est le code de la route. Fort heureusement, les Français
étant ce qu’ils sont, ils vivent dans l’infraction permanente. Encore faut-il connaître la loi. Sachez donc que désormais, selon le Larousse 2009, il est permis de dire et
d’écrire autonomiser, bien-pensance, carnettiste, déstresser, essoré, flexisécurité, fuiter, hype, insortable, interconfessionnel,
slameur, téléassistance, touillette, unidose, victimaire, XXL et même, tenez-vous bien, blogosphère ! Et selon le Robert 2099, on peut user désormais en toute tranquillité de
haka, bouclier de Brennus, acrosport, glaciériste, paintball, mercato. identifiant, audiolivre, baladodiffusion et même, le croirez-vous, de blogosphère ! Non, c’est trop ! A noter que les nouveaux mots régionaux (cébette, coursière, restanque) sont beaucoup moins nombreux que ceux de la
francophonie ( promotionnaire, déjeté, sa racrapoter, compétitionner, autogoal, traclet…). Ca va encore faire des histoires. En revanche, bravitude et bling-bling ont été recalés car ils sont toujours cités en référence à certaines
personnes et non de manière indépendante. Ce qui est assez piquant car ce sont deux mots parmi les plus employés par dérision dans le langage courant. A vrai dire, on n’avait pas vraiment attendu
l’autorisation d’utiliser tous ces mots. Mais maintenant que c’est permis, on se demande si on ne va pas se l’interdire.(P.S. En cas de doute sur le sens de tel ou tel, écrire à la rédaction qui répondra of course.)
(Dessin de Jean-Jacques Sempé extrait de Par avion. Le voyage de Jean-Paul Martineau à New
York, album introuvable qui vient d’être réédité chez Denoël)
11 juillet 2008
Ce que l’on peut dire
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