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La Suède, miroir de la France dans 20 ans... Albert Camus, 1957
Le député socialiste Pierre Moscovici a lancé mercredi un avertissement à ceux qui sont coupables d'"immobilisme" au sein du PS et à ceux qui veulent "présidentialiser" le parti.
Interrogé sur France 2, le député du Doubs a affirmé vouloir, avec la maire de Lille Martine Aubry, dont il s'est rapproché en vue du congrès de Reims, "conjurer [ces] deux problèmes pour le
PS".
"Quand je vois tous ceux qui ont envie de poursuivre ce qui se fait depuis 11 ans, qui ont envie de replâtrer, je me dis que ceux-là se trompent parce que je vois qu'il n'y a aucune dynamique
(...) quand je vois d'autre part, ceux qui disent le Parti socialiste, il faut le présidentialiser, il faut en quelque sorte le "sarkoyser", je me dis que ceux-là ont tort aussi", a-t-il
estimé.
"Le PS doit se mettre au travail"
Le député du Doubs prévient : "Si les présidentiables du Parti se lancent dans un affrontement pour le congrès de Reims, alors nous allons vivre un moment tout à fait désespérant qui n'aboutira à
rien (...). Pour les Français, ce sera le gage d'un parti qui se déchirera pendant trois ans." Car pour Pierre Moscovici, le PS est dans un état lamentable : il "doit se mettre au travail". "Je
suis un dirigeant socialiste depuis longtemps. Cela fait 11 ans - allons disons 5 ans, 6 ans -, que le PS n'a pas produit une idée nouvelle, a-t-il en effet déploré.
Alors il lance un appel aux présidentiables : "Agissez en responsables, c'est ce que nous essayons de faire avec Martine Aubry : nous rassembler", avec l'idée de "faire bouger le parti, de le
mettre au travail et en même temps de le déprésidentialiser". Et appuie là où ça fait mal : Nicolas Sarkozy, "ce qui fait sa force, c'est qu'il traite les sujets. Il les traite mal, mais il les
traite".
Par Marc Vignaud (avec agence)
Publié le 06/08/2008 à 10:37 - Modifié le 06/08/2008 à 10:39 Le Point.fr
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