Revenir de Bizerte. Là-bas, en Tunisie où il a passé son enfance, Bertrand Delanoë retrouve ses ressources. Alors, lorsqu'il est en France, le maire de Paris y songe souvent. C'est
là-bas, dit-il, que sa raison a basculé à gauche, à l'époque de la décolonisation. «Lorsque je me rase le matin, je pense à Bizerte», répond-il aux journalistes qui l'interrogeaient, l'année
dernière, sur ses ambitions politiques. Bertrand Delanoë aime sa singularité. «Je suis libre par rapport aux apparences du pouvoir», se plaît-il à dire pour souligner une «différence» avec
d'autres responsables politiques.
Comme chaque année, il passe donc ses vacances à Bizerte. Mais quand il est là-bas, il pense quand même à la France et à la politique. «L'année dernière, j'ai réfléchi, durant...
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